23 mai 2026

Ce secret familial qui pousse les enfants à harceler

Une habitude familiale pouvant favoriser le harcèlement chez l’enfant

Selon les thérapeutes, certaines pratiques familiales peuvent contribuer au développement de comportements de harcèlement chez les enfants. Derrière les enfants qui humilient, moquent ou cherchent à dominer leurs camarades, se cachent souvent des mécanismes familiaux répandus. Une habitude à la maison pourrait ainsi encourager ce type de comportement.

Un contexte scolaire marqué par le harcèlement

Au printemps, les groupes de parents s’activent pour préparer les activités scolaires, mais dans les écoles, les tensions persistent. Lorsqu’une situation de harcèlement scolaire éclate, les parents sont souvent désemparés. Ils veulent que leur enfant soit gentil et respectueux, et découvrent parfois avec surprise qu’il peut harceler un camarade. Selon plusieurs études, près d’un enfant sur cinq adopte un comportement de harcèlement durant sa scolarité, parfois dès l’école primaire, lors d’échanges de cartes Pokémon ou de matchs de football.

Les conséquences pour les victimes et les harceleurs

Les victimes de harcèlement peuvent développer de l’anxiété, des difficultés sociales ou une perte de confiance durable. Mais les enfants qui harcèlent ne s’en sortent pas indemnes. Ils sont plus susceptibles de rencontrer des problèmes à l’école, d’adopter des comportements agressifs ou de rencontrer des difficultés relationnelles plus tard. Laisser ces comportements perdurer en espérant qu’ils disparaîtront spontanément n’est pas une solution efficace, selon les spécialistes.

Les raisons derrière le harcèlement

Pour Amber Thornton, psychologue clinicienne, le harcèlement naît souvent d’un sentiment d’insécurité. Certains enfants cherchent à prendre le pouvoir ou à se sentir plus forts parce qu’ils ont eux-mêmes l’impression de ne pas compter. Ils peuvent harceler « pour se sentir plus forts ou avoir plus de contrôle ».

Une pratique éducative problématique

Les thérapeutes pointent une habitude particulièrement néfaste : empêcher les enfants d’exprimer leurs émotions. Leur dire d’arrêter de pleurer, minimiser leur colère, tourner leur tristesse en ridicule ou répondre « c’est pas grave » sans écouter ce qu’ils ont à dire. Avec le temps, certains enfants apprennent surtout à tout garder pour eux. Lorsqu’ils ne peuvent plus verbaliser leur frustration, leur honte ou leur anxiété, cela se traduit souvent par des moqueries, des humiliations ou des rapports de force.

Les conséquences des comportements familiaux

Les comportements à la maison jouent également un rôle. Le « on rigole » après avoir humilié un enfant lors d’un repas, les critiques permanentes ou les disputes violentes où chaque désaccord devient un conflit bruyant peuvent influencer la manière dont les enfants interagissent avec leurs pairs. Anita Powell, conseillère en santé mentale, rappelle que les enfants reproduisent souvent les dynamiques qu’ils voient chez les adultes. Le « fais ce que je dis, pas ce que je fais » ne fonctionne pas toujours, surtout si l’exemple donné est contradictoire.

Le rôle de la réactivité des adultes

Les spécialistes insistent sur le fait qu’un enfant n’est pas condamné pour un comportement de harcèlement. Ce qui compte, c’est la réaction des adultes. Les excuses et les sanctions sont importantes, mais il faut aussi comprendre ce qui motive ce comportement. Certains enfants ont besoin d’aide pour gérer leur colère ou apprendre à exprimer leurs émotions sans crainte d’être jugés ou ridiculisés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *