Le plaisir prostatique vous intrigue ? Virginie, 31 ans, a choisi de tester et de surprendre son partenaire avec une pénétration digitale de son anus. Elle nous raconte son aventure, étape après étape.
La prostate… ça me connait (ou pas). Il y a un an, je suis tombée sur un article qui expliquait que le plaisir prostatique pouvait être dingue pour un homme. Curieuse, j’ai demandé à Google de m’en apprendre davantage. Même si on lit que tous les hommes ne raffolent pas de cette pratique (qui pourrait perturber leur rapport à la virilité) et qu’il faut passer par la porte de derrière (ce qui peut aussi perturber celle qui tend le doigt, enfin dans mon cas), je me suis dit qu’il était dommage de ne pas explorer cette possibilité. Et si mon mec en avait envie et n’osait pas m’en parler ? Autre scénario : et s’il n’y pensait pas mais s’apprêtait (grâce à moi) à découvrir un orgasme d’un nouveau genre ?
« J’ai bien pris note : il faut approcher l’anus en douceur, tourner autour, observer la réaction de son partenaire… »
Tous les deux, on est plutôt à l’aise au lit. Bon, on n’est pas du genre à parler et mettre des mots. On est ensemble depuis six ans. Je me souviens de notre première sodomie, au bout d’un an de relation. Ça s’est fait naturellement. On n’a rien anticipé, pas débriefé. Je suis plutôt pour la pratique qui s’installe en douceur. Je connais mon mec aussi : si ça ne lui plait pas, il ne va serrer les dents en m’assurant que c’est sa façon de sourire quand il est à deux doigts de jouir. Bref, décidée à me lancer (un de ces quatre), j’ai bien pris note : il faut approcher l’anus en douceur, tourner autour, observer la réaction de son partenaire (parti en courant ou tout content, du genre qui vous signale que vous pouvez franchir la ligne de départ) et s’inviter tranquillement dans le tunnel après avoir badgé. Une fois entré, il faut agiter le doigt comme si on appelait quelqu’un (hey, toi, viens par-là). Pour la théorie, voilà. De toute façon, je suis plutôt spontanée au lit, donc je me suis dit qu’on verrait bien en pratique.
« C’était une étape : j’étais plus proche de son anus que de son oreille »
Je n’en ai pas fait une obsession. C’était juste dans un coin de ma tête… et encore. Parfois, je n’y pensais pas du tout. Il s’est passé un nombre incalculable de rapports sans que je ne tente la moindre approche. Il y avait les jours où ça ne me venait même pas à l’esprit, les jours où je ne le sentais pas, les jours où je me demandais si mes ongles étaient trop longs et risquaient de lui faire mal. Puis il y a eu un nombre incalculable de rapports durant lesquels j’ai massé la zone du périnée, entre les testicules et l’anus. C’était une étape. J’étais plus près de son anus que de son oreille quoi. Il ne mouffetait pas du tout. Apparemment, c’était agréable. Ou du moins pas désagréable. En tout cas, j’ai bien pris mon temps.
« Le degré d’excitation joue un rôle fondamental »
Je ne sais plus comment, mais le jour de gloire est arrivé. Je me souviens d’un rapport plus intense que les autres. Grosse fièvre. Beaucoup de préliminaires (parfois, on fait d’ailleurs l’amour sans pénétration, on aime bien jouer dans tous les sens). Je me promenais vers son périnée, à quelques millimètres de son anus, et j’ai senti que c’était le moment. J’ai aussi compris que le degré d’excitation jouait un rôle fondamental. Certes, nous sommes toujours excités, mais il y a toujours des rapports sexuels durant lesquels nous atteignons une autre dimension. Et c’est dans cette autre dimension que nous sommes susceptibles de nous lâcher davantage, puisque soudainement, nous devenons fous, nous nous dévorons, les limites sautent comme de la dynamite.
Source : Journal des femmes
