26 mai 2026

En plein rapport, elle perd la capote au fond de son vagin (Carine, 30 ans, raconte)

Carine a 30 ans. Un soir, alors qu’elle fait l’amour pour la première fois avec Baptiste, ce dernier s’arrête net : la capote a disparu. Où ça ? Au fond du vagin de Carine. S’ensuit de longues minutes à la recherche de ce bout de latex décidé à ne pas bouger. Témoignage (drôle et instructif).

Cette histoire remonte à l’année dernière. Je croise Baptiste à un concert. Un mec que je connais « un peu » : il est l’un des nombreux colocataires de mon ex, Pierre. Leur appartement, c’est un peu la maison du bonheur version squat. Pendant des mois, j’ai donc vécu là-bas. Avec Baptiste, on se saluait de temps à autre, si ce n’est qu’à chaque fois, il me redonnait son prénom et semblait découvrir mon visage. Il ne me reconnaissait pas et n’a jamais bien saisi que j’étais la copine de Pierre. Je n’aimais pas trop son attitude. C’était un peu froid, un peu connard même. Et donc, à ce concert, on tombe l’un sur l’autre. Moi, j’ai rompu depuis quelques semaines. On se dit bonjour, il me demande « On se connait ? ». Lasse, je lui explique que oui et je tourne la tête en direction de la scène. Je sens son regard appuyé sur moi. Je sens même, je ne sais pas pourquoi, qu’il s’apprête à me draguer. J’existe enfin. Même si ça m’est égal : à cette époque, j’ai bien envie d’une aventure, mais si possible à l’extérieur du cercle. Car Baptiste est bien trop proche de mon ex pour que j’envisage quelque chose, ne serait-ce qu’une nuit.

« Je secoue la couette, les oreillers, soulève mes fesses, presque le lit, la capote n’est nulle part »

Toujours étant qu’on passe finalement la soirée à discuter, à fumer des cigarettes, à faire connaissance. Je le trouve drôle, sympa, rien à voir avec ma première impression. On finit par s’embrasser mais on choisit de s’arrêter là : il a une copine et il connait Pierre. Mais puisque je ne suis plus à une contradiction près après ce premier baiser, je me retrouve à lui envoyer des messages le lendemain. Nos échanges se multiplient en quelques jours. C’est sympathique, classique. Et c’est la preuve qu’on va bientôt se revoir et coucher ensemble. Ce qui arrive donc.

Un soir, on se retrouve chez lui. On fait ce qu’on a à faire : l’amour. Tout se passe très bien. Je dirais même que ça connecte, que ça matche. Le plaisir est au rendez-vous, j’aime bien ce type, il est présent, sexy, investi. Jusqu’à ce moment fou où il s’exclame : la capote ! Quoi la capote ? Je ne comprends rien, il me dit qu’elle a disparu, je lui demande où, il me répond qu’il n’en sait rien, c’est bien l’objet de sa question. Le rapport se stoppe, logiquement. Je commence à la chercher partout. Je secoue la couette, les oreillers, soulève mes fesses, presque le lit. La capote n’est nulle part. Baptiste me coupe : elle est à l’intérieur de toi !

« Je me revois à quatre pattes, l’avant-bras dans le vagin, une véritable scène d’accouchement »

Alors ça, ça ne m’était jamais arrivé. Evidemment, je mets les doigts dans mon vagin, mais ce que l’on ignore, c’est qu’une capote planquée au fond ne se récupère pas comme ça. Il faut vraiment plonger, et moi, j’ai beau plonger, je ne la trouve pas, pire je ne la sens même pas. Je finis par douter : est-elle réellement en moi ? Baptiste en est sûr. Mes yeux parcourent à nouveau la chambre : on ne sait jamais, que la capote soit au plafond.

Toujours rien. La panique commence à monter. Il se précipite sur Google à la recherche d’une info, d’une technique, d’une solution, n’importe quoi. Il lit qu’il ne faut pas que la capote reste plus de deux heures en moi, au risque de générer une infection. C’est dit : on a deux heures devant nous, enfin un peu moins maintenant. Je cours aux toilettes et je me fouille. Je me tords dans tous les sens, une véritable contorsionniste. J’ai chaud. C’en est presque ridicule. Et c’est vain. Je retourne dans la chambre. L’esprit obnubilé par mon vagin, j’en oublie que je peux tomber sur Pierre. Chance, il n’y a personne.

Quand je retrouve Baptiste, il est toujours sur son téléphone. Il parcoure des forums pour nous sortir de là, enfin sortir cette foutue capote. On n’apprend rien de miraculeux. Je me dis que ça sent les urgences à plein nez. Mais avant de désespérer, et parce que je suis prof de yoga, je me lance dans une série de respirations pour faire descendre la capote. Exactement comme on l’enseigne aux femmes enceintes. Il s’agit de faire de la rétention d’air pour ensuite relâcher le périnée et les viscères puis expulser. Je m’applique. Je respire et je pousse. Je me retrouve dans des positions improbables. Les images sont encore très nettes dans mon esprit : je me revois à quatre pattes, l’avant-bras dans le vagin. Une véritable scène d’accouchement.

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Source : Journal des femmes

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