Selon une étude menée par Ipsos-CESI, 75 % des Français se déclarent aujourd’hui heureux, contre 71 % en 2024. Cette augmentation témoigne d’une tendance positive et place la France au-dessus de plusieurs pays occidentaux, comme les États-Unis (73 %), le Royaume-Uni (72 %) ou encore l’Allemagne (72 %).
L’enquête a été réalisée entre le 24 décembre 2025 et le 9 janvier 2026, auprès de 23 268 personnes âgées de 18 ans et plus, dans 29 pays. Bien que la situation s’améliore, la France n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant. En 2011, 84 % des Français se disaient heureux.
Sur le plan international, la France se situe dans la fourchette haute, à égalité avec des pays comme la Suède ou le Canada. Cependant, elle reste derrière des nations comme les Pays-Bas (84 %) ou l’Australie (78 %), souvent en tête des classements de bonheur.
La famille et les amis, principaux piliers du bonheur
L’étude s’est concentrée sur les facteurs qui influencent la sensation de bonheur. Près de la moitié des Français (48 %) estiment que la famille et les enfants sont leur principale source de bien-être, un score supérieur à la moyenne mondiale.
Les amis jouent également un rôle important, cités par 27 % des répondants, alors que la moyenne globale est de 19 %. Ces résultats montrent que les liens affectifs, qu’ils soient familiaux ou amicaux, sont essentiels au sentiment de bonheur.
En revanche, les Français accordent moins d’importance que d’autres populations au fait d’être personnellement apprécié ou aimé, avec 27 % contre 37 % dans le reste du monde. Cela traduit une approche du bonheur plus axée sur les relations concrètes que sur la reconnaissance individuelle.
L’argent, un facteur moins déterminant qu’on pourrait le penser
Un autre enseignement notable concerne la perception de la situation financière. Si une personne sur deux en France pense que ses ressources peuvent freiner son bonheur, seules 16 % considèrent que l’argent est un facteur déterminant pour leur bien-être.
Ce paradoxe est également présent à l’échelle mondiale, mais il est moins marqué en France, où cette proportion atteint 24 %. Plusieurs explications sont avancées, notamment le rôle du système de protection sociale, qui pourrait réduire certaines préoccupations économiques.
