Quand le mercure s’emballe, faire l’amour peut vite devenir sportif… parfois un peu trop. Une sexologue nous partage son meilleur conseil pour continuer à prendre du plaisir malgré la chaleur.
Quand il fait 35°C dehors, l’idée de faire des galipettes ne fait pas franchement rêver. On dort mal, on se sent raplapla, et on transpire plus vite. Pourtant, l’été reste la saison où les couples retrouvent davantage de temps pour eux. Les vacances approchent, les journées s’allongent et la charge mentale baisse d’un cran. L’envie est plus souvent là… mais le corps, lui, ne suit pas toujours. Bonne nouvelle, Laure Senemaud-Carriquiry, sexologue et porte-parole France d’Intimina nous confie la meilleure façon de vivre sa sexualité en période de fortes chaleurs, sans transpirer à grosses gouttes !
La chaleur c’est tout sauf un stimulant. « La température extérieure s’élève, celle de nos organismes s’élève également » explique Laure Senemaud-Carriquiry et cela favorise « torpeur, mauvais sommeil et épuisement peu propices à la sexualité ». Pendant un rapport sexuel, le corps travaille davantage. Le cœur bat plus vite, la respiration s’accélère, la pression artérielle grimpe au moment de l’orgasme et on dépense de l’énergie, comme pendant un effort physique. Résultat, quand l’appartement ressemble déjà à un four, l’organisme peut rapidement saturer. Alors on fait comment ?
Il existe une façon de faire l’amour quand il fait chaud, sans avoir chaud : c’est le slow sex. « Le slow sex est une façon de pratiquer le sexe lentement, en pleine conscience, c’est une pause dans nos vies trépidantes du ‘tout, tout de suite’ ! » résume la sexologue. L’idée, c’est d’arrêter de foncer vers l’objectif et de profiter du chemin. « Le slow sex est parfaitement adapté en temps de canicule du fait de son essence même, c’est-à-dire du sexe lentement et doucement exempt de performances physiques ! » explique la sexologue.
Le corps monte progressivement en température, « comme un diesel, non comme une Formule 1 ! ». On prend le temps des caresses, des baisers et on oublie la performance. « Sexplorer en douceur permet de stimuler des zones érogènes parfois insoupçonnées et de créer de nouvelles sensations. » Le corps fatigue moins vite et supporte beaucoup mieux l’effort. Pour Laure Senemaud-Carriquiry, c’est « la solution idéale pour maintenir une activité sexuelle quand il fait très chaud ».
Source : Journal des femmes
