Faire l’amour sollicite le cœur, les muscles et la respiration, mais l’effort varie énormément suivant les personnes et les pratiques ! Explications.
Un rapport sexuel peut être comparé à une marche rapide, à quelques minutes de montée d’escaliers ou à un effort modéré sur tapis, mais rarement à un footing soutenu ou à une séance de musculation ! La dépense moyenne est estimée à environ 85 kcal par rapport pour un jeune couple, soit 3,6 kcal par minute… ce qui correspond à une activité modérée. Certaines observations estiment également la dépense autour de 100 kcal, avec une fréquence cardiaque moyenne souvent comprise entre 90 et 130 battements par minute… et des pics parfois plus élevés. Dans les faits, faire l’amour pendant 20 à 25 minutes peut donc être comparable, sur le plan énergétique, à une courte marche active, mais l’intensité reste irrégulière.
Combien de calories brûle-t-on pendant un rapport ?
La dépense est tributaire de la durée réelle, du poids, de l’âge, de la condition physique, du rôle de chacun, des positions, des préliminaires et du niveau d’intensité. Toutefois, les hommes dépenseraient en moyenne autour de 100 kcal, et les femmes autour de 70 kcal, mais ces chiffres ne doivent pas être considérés comme une règle fixe ! Un rapport court et peu actif peut brûler seulement quelques dizaines de calories. Un rapport plus long, avec davantage de mouvements, peut allègrement dépasser 100 kcal. Mais cela ne fait pas « perdre des kilos » directement ! Pour perdre 1 kg de graisse, il faut créer un déficit énergétique important et durable. Même en faisant l’amour tous les jours, la dépense resterait donc généralement insuffisante…
Faire l’amour, est-ce vraiment du cardio ?
Oui, dans une certaine mesure. Le rapport sexuel augmente le rythme cardiaque, la respiration et la circulation sanguine. Il peut aussi favoriser la libération d’endorphines, de dopamine, d’ocytocine et d’autres médiateurs associés au plaisir, à la détente et au lien affectif. C’est donc une activité bénéfique pour le bien-être, la gestion du stress et parfois le sommeil. Mais ce n’est pas un entraînement cardio structuré : l’effort est intermittent, difficile à quantifier, et rarement assez long pour améliorer à lui seul l’endurance. Chez une personne en bonne santé, le risque cardiovasculaire lié à l’activité sexuelle est ainsi généralement faible.
Peut-on compter le sexe comme activité physique ?
On peut le considérer comme un bonus, mais pas comme le cœur d’un programme sportif ! L’OMS recommande aux adultes de viser au moins 150 à 300 minutes d’activité physique aérobie modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, avec du renforcement musculaire en complément.
Source : Ca m’interesse
