Une phrase courante qui pourrait révéler une intelligence supérieure
Lorsque tout semble s’effondrer, certaines personnes ont tendance à dire calmement : « Ce n’est pas ce que j’ai perdu qui compte, c’est ce que j’ai encore. » Selon plusieurs psychologues cités par le magazine Grazia dans un article du 10 décembre 2025, cette façon de s’exprimer pourrait indiquer un niveau de réflexion élevé. Elle serait associée à un quotient intellectuel (QI) supérieur à la moyenne, ainsi qu’à une forte résilience psychologique.
Ce que la façon de parler révèle sur l’intelligence
Le QI mesure principalement les capacités logiques et verbales. En psychologie, un haut potentiel intellectuel est généralement défini par un QI supérieur à 130. Cependant, le langage utilisé en dit souvent plus long que le score en lui-même. La phrase anti-défaitiste évoquée montre une capacité à prendre du recul face à une situation difficile, à repérer des ressources et à réguler ses émotions. Ces traits sont liés à l’intelligence émotionnelle.
Ce que la manière de s’exprimer indique d’un QI élevé
Un QI élevé ne se limite pas à la rapidité de résolution de problèmes abstraits. Des psychologues comme Elisabeth Crain et Gayle MacBride, citées par Top Santé, décrivent des esprits capables de jongler avec plusieurs points de vue, de prendre du recul et de reformuler des situations complexes. Leur langage reflète un cerveau qui ne se laisse pas happer par le premier ressenti.
Gayle MacBride illustre cette activité mentale intense avec la métaphore d’une « cuisine en pleine effervescence » : beaucoup d’idées en même temps, mais la capacité à garder le contrôle. Les personnes qui tiennent ce type de discours tendent à déplacer leur focus du manque vers ce qui reste, ce qui constitue un antidote à la tendance naturelle à ne voir que la perte.
La phrase « Ce n’est pas ce que j’ai perdu… » comme symbole de résilience
Pour Scott Mautz, auteur du livre The Mentally Strong Leader, cette phrase symbolise la force mentale. Il affirme qu’elle procure « de petites bouffées de résilience » et peut générer des moments de bonheur. Elle montre que, même après un licenciement, une rupture ou un échec, il reste des ressources : compétences, réseau, santé, temps ou soutien.
Le psychologue Ryan Warner, interrogé par la revue Psychologies, explique que cette phrase reflète la capacité à garder un état d’esprit positif, à rester déterminé et à ne pas abandonner face aux difficultés. La psychothérapeute Tracy S. Hutchinson ajoute que la résilience repose aussi sur des capacités d’adaptation, la flexibilité et l’ouverture au changement. Ce type de discours constitue un véritable recadrage cognitif : il ne nie pas la douleur, mais choisit de se concentrer sur ce qui reste. Une méta-analyse regroupant 55 études sur près de 30 000 personnes confirme que ce processus est associé à une plus grande résilience et à une réduction des symptômes anxieux ou dépressifs.
Comment utiliser cette phrase sans nier ses émotions
Adopter cette phrase au quotidien peut devenir un petit rituel bénéfique pour la santé mentale. Par exemple, face à une contrariété, on peut écrire d’un côté « ce que j’ai perdu » et de l’autre « ce que j’ai encore », puis se rappeler la phrase-clé. Un autre exercice consiste, en fin de journée, à noter trois choses qui « tiennent encore » malgré les difficultés, comme une relation, une compétence ou une habitude positive. Ces pratiques renforcent progressivement la capacité à recadrer ses pensées, même sans être doté d’un haut potentiel intellectuel.
Attention toutefois à ne pas transformer cette phrase en une injonction de « positivité toxique ». Certaines épreuves nécessitent du temps, voire l’aide d’un professionnel, pour retrouver une vision plus équilibrée. Si la tristesse, l’isolement ou les idées noires persistent pendant plusieurs semaines, il est important de consulter un médecin ou un psychologue. Des thérapies, comme la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), peuvent alors être adaptées pour accompagner cette démarche de recadrage.
