19 mai 2026

Mon Dernier Rapport Sexuel : « Un plan d’un soir, 5 minutes chrono » (Clémence, 29 ans)

En 2019, nous avons décidé d’interroger des femmes, comme vous, comme moi, afin qu’elles nous racontent leur dernier rapport sexuel. Pour Clémence, 29 ans, c’était un coup d’un soir, le 21 novembre vers minuit. Et ça s’est passé comme ça…

Le dernier rapport sexuel de Clémence, 29 ans. Le 21 novembre 2018 à minuit. A l’époque, pour coucher en mode « coup d’un soir », je n’avais besoin que d’un mec beau. S’il était bête, pas intéressant, c’était presque préférable : aucune chance d’en attendre plus ou de m’attacher. Mais j’ai fini par en avoir marre, marre des histoires sans lendemain, un peu creuses, qui ne m’apportaient rien. Je me suis dit que quitte à vivre des one shots, autant le faire avec des mecs qui me plaisent un minimum, au-delà de leur physique. Quant au risque de m’énamourer ? Il me paraissait soudainement secondaire. Tomber amoureuse, ce n’est pas bien grave, et si des sentiments naissaient, je n’aurais qu’à me laisser porter et tenter de transformer ce coup d’un soir en coup d’une vie. Bref, c’était ma bonne résolution. 

Il avait un côté « TPMP* »

Et puis j’ai rencontré Kévin, barman, mignon. En plus d’un sourire à tomber, il était gentil et attentionné. Le souci, c’est qu’il avait la maturité d’un mec de 17 ans. Dommage, parce qu’il en avait dix de plus. Avec lui, les conversations ne volaient pas très haut… Une amie m’a même dit qu’il avait un côté TPMP, du genre chroniqueur pas futé chez Cyril Hanouna… Fidèle à mes nouveaux principes, j’ai préféré l’écarter de « mes plans ». Mais pendant des mois, et je ne sais pour quelle raison, ou quelles raisons, Kévin m’a couru après.

Il me proposait régulièrement qu’on se voie. Je disais non. Mais il m’arrivait, je dois avouer, de lui envoyer des messages pour l’inviter à me rejoindre chez moi, quand je ne rencontrais personne en soirée et que ça me désespérait. Le temps qu’il finisse son service, je m’endormais. Parfois, je tombais dans les bras de Morphée juste au moment où il me demandait mon adresse, prêt à sauter dans un taxi. Le truc, c’est que j’allais vers lui par solitude. En plein de coup de mou, rien de plus tentant que de le contacter. Mais quand la réalité me sautait aux yeux, quand enfin c’était possible et concret, je faisais marche arrière. Mon désir s’éteignait pour laisser place à la fatigue… parce que dans le fond, je n’avais pas envie de coucher avec lui. J’imaginais tellement le genre de gars qu’il devait être au lit : trois minutes et basta.

Je voulais des bras qui m’entourent, une parenthèse de réconfort

En tout, j’ai dû lui mettre une bonne dizaine de vents. Mais lui, il persévérait, retentait régulièrement sa chance. Chose que j’avais du mal à comprendre : un barman mignon comme lui devait avoir mille occasions de s’envoyer en l’air.

En novembre dernier, la vie n’était pas cool avec moi. J’étais au bout du rouleau. Professionnellement et amicalement, je me sentais utilisée et prise pour une imbécile. J’avais besoin d’un bon câlin. Sans parler de la grisaille hivernale, capable de faire voler en éclat mes nouvelles bonnes résolutions…

Un soir de pluie, donc, je croise Kévin dans son bar, et lui, toujours à fond, me propose un rendez-vous. Je soupire. C’est non. C’est non jusqu’à ce que je rentre chez moi, vers minuit, et que je découvre un SMS de lui qui en remet une couche. Je succombe. C’est le moment, je veux des bras qui m’entourent, juste une parenthèse de réconfort, une main dans mes cheveux. Je lui donne mon adresse sans m’endormir cette fois. 

Lire la suite…

Source : Journal des femmes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *