Victoire, 38 ans, n’a jamais cherché à faire l’amour dans des lieux insolites. Et pourtant, les deux seules fois où elle s’est aventurée à un partie de jambes en l’air sauvage, la police a débarqué et son mec s’est retrouvé cerné en plein rapport sexuel. Témoignages cocasse.
La première fois que je me suis fait surprendre, c’était avec celui qui allait devenir mon mari, Gabriel. Quand nous nous sommes rencontrés, il était en séparation. Il habitait encore chez sa compagne. Généralement, on se voyait chez moi. Seulement, un soir, après avoir dîné, nous n’avions nulle part où aller. Mon frère squattait mon appartement. Posés dans la voiture de Gabriel à se creuser la tête, nous avons commencé à nous réchauffer dans l’habitacle.
Faire l’amour hors de mon lit, ce n’est pas mon truc. Et ça ne m’était jamais arrivé. La peur de me faire surprendre ne m’a jamais parue agréable. Certaines personnes courent après ça, prétendent que cette mise en danger décuple leur excitation. J’imaginais que ça ne me plairait pas.
« Nous avons ignoré un détail : la buée »
Dans sa voiture, je me sentais en sécurité, et je me suis petit à petit abandonnée à ses caresses. Il faisait nuit. Nous étions garés sur un parking au milieu de nombreux véhicules endormis. Je dois préciser que le commissariat se situait à deux pas et que nous le savions. Gabriel m’a fait la remarque : il faut faire gaffe, les flics ne sont pas loin. Mais peu importe, nous étions certains d’être discrets et nous avons fait l’amour.
Nous étions en plein mois de novembre et un détail nous avait échappé : la buée. En plein rapport sexuel, nous avons eu cette pensée que nous pouvions nous faire repérer. Mais cela ne nous a pas empêchés de finir notre affaire. Finalement, faire du sexe dans un lieu insolite était à ma portée. Ce n’était pas super dingue, mais c’était plutôt chouette de ne pas se priver d’un moment intime, parce qu’il n’était pas évident de se voir très régulièrement.
A l’instant même où nous avons terminé, sur la banquette arrière, une énorme lampe torche nous a brûlé les yeux. Deux voix ont crié : « Contrôle des papiers ! » Nous avons sursauté et tremblé. Mon cœur s’est emballé, Gabriel a baissé la vitre, deux flics étaient là, toujours avec leur torche qui nous aveuglait. Ils nous ont dévisagés pendant de longues secondes. Pris en presque flagrant délit, nous n’osions pas bouger.
« On a cru qu’ils allaient nous embarquer »
J’avais eu le temps de remonter mon pantalon et de baisser mon pull. Pareil pour Gabriel. Seuls mes pieds étaient nus et mine de rien, en novembre, on ne se déchausse pas comme ça, même dans une voiture. Je planquais mes pieds sous le siège devant moi, de peur que les flics me questionnent. Ce moment m’a paru une éternité.
Ils nous ont demandé ce que nous faisions. Nous avons répondu que nous parlions. Comme nous étions habillés, ils n’avaient aucune preuve. Cependant, ils devaient bien se douter que nous venions de parler l’un sur l’autre.
Sur l’instant, on a cru qu’ils allaient nous embarquer et nous coller une amende. Mais, à notre grand soulagement, ils ont fini par partir. Ils nous ont simplement ordonnés de faire de même.
Après ça, nous avons explosé de rire. Et c’est vraiment resté. Cette histoire fait partie de notre rencontre. Je n’ai raconté cette anecdote à personne. Je me sentais comme un enfant qui venait de faire une bêtise. Un léger sentiment de honte m’envahissait et paradoxalement, c’était stimulant d’y repenser, ça réveillait mon désir sexuel, mon envie de Gabriel.
« Mon nouveau mec était en couple, nous avions l’habitude d’aller à l’hôtel »
La seconde fois – ou deuxième, qui sait – date de l’année dernière. Je me suis séparée de mon mari après neuf ans de mariage et j’ai retrouvé un amoureux d’enfance. Une relation très passionnelle qui a démarré sur les chapeaux de roues. Nous ne parvenions pas à vivre l’un sans l’autre. Pourtant – l’histoire se répète – Yoann était marié. Il envisageait de quitter sa femme, chose qu’il a faite au bout de quelques mois.
Il n’empêche que le soir où nous nous sommes fait surprendre par la police, il était toujours en couple. Nous venions de passer une soirée tous les deux, près de chez lui et de chez mes parents. J’étais de passage en province pour que l’on profite de quelques jours et nuits ensemble.
Puisque nous n’avions aucun toit, nous avions l’habitude de réserver des chambres d’hôtel. Parfois, nous faisions l’amour dans les bois. Je n’étais toujours pas accro aux lieux insolites, mais nous n’avions pas toujours le choix. Yoann était encore plus frileux que moi. Parfois, il nous arrivait simplement de discuter en pleine nature, pendant des heures. C’était pour nous le meilleur moyen de nous isoler, de plonger dans notre bulle.
« Nous avons stationné sur un parking désert »
Yoann a une camionnette, une sorte de Kangoo, mais encore plus vaste. Un minibus même ! Le fameux soir en question, nous n’avons pas trouvé d’hôtel. Et puisque nous avions très envie de faire l’amour, nous avons stationné sur le parking désert d’une salle omnisports.
Jusqu’à ce que la nuit tombe – nous étions au printemps – nous écoutions de la musique et nous discutions. Il y avait encore quelques va-et-vient autour de nous. Quand le silence s’est imposé, nous nous sommes radicalement sautés dessus. Le désir étant intenable, nous avons commencé à nous caresser, allongés à l’arrière, entre les sièges avant et les sièges arrière. Yoann avait ôté celui du milieu.
Nous avions déjà « pratiqué » ce parking sans faire l’amour. Nous savions que les flics patrouillaient. La zone était réputée pour ses trafics en tout genre. Mais, comme lors de la première fois, j’ai mis de ce (gros) détail de côté.
« Je me suis couchée pour que les flics ne me voient pas »
Alors que j’étais sur Yoann et que nous étions en plein ébat, il s’est mis à crier en voyant de la lumière : « Les flics, les flics ! » J’ai levé la tête et aperçu une voiture de qui fonçait droit sur nous. Yoann a remonté son pantalon en trois secondes et il a grimpé sur le siège avant.
Moi, j’étais nue. Je me suis couchée pour que les flics ne me voient pas et j’essayais de me rhabiller. J’ondulais sur le sol, je gesticulais, je respirais vite, trop vite, c’était atroce. Les flics se rapprochaient du véhicule.
Et puis j’ai entendu : « Femme à terre ! » Moi ? Ils parlaient de moi ? J’étais dans un autre monde, je n’en revenais pas. Puis les flics ont demandé à Yoann de baisser la vitre, de ne pas allumer le contact. Ils ont hurlé « Ne démarrez pas ! » et ils ont sorti les flingues. Il était cerné.
Yoann était fébrile, il a levé les mains. En même temps, il a voulu ouvrir la portière. Il était empêtré. Les flics l’ont chopé et l’ont conduit dans leur voiture.
Source : Journal des femmes
