7 janvier 2026

Incroyable nouvelle règle : les pompiers du Nord doivent se raser avant d’intervenir

Une nouvelle règle depuis le 1er janvier

Depuis le 1er janvier 2026, les pompiers du Nord doivent se raser avant d’intervenir sur un incendie. Cette obligation, présentée comme une mesure de sécurité, suscite de vives réactions. La CGT dénonce notamment une atteinte à la liberté personnelle.

Une mesure contestée

Cette consigne ne concerne pas uniquement le Nord. Déjà en place dans le Pas-de-Calais, cette règle impose désormais aux pompiers du Nord d’être imberbes. La direction justifie cette décision en affirmant que les barbes empêchent les masques de bien adhérer au visage, ce qui pourrait compromettre la sécurité.

Les arguments de la direction

Selon la direction du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Nord, une barbe pourrait laisser passer davantage de particules dangereuses. Elle affirme que près de 256 fois plus de particules cancérigènes restent dans une barbe que sur une peau rasée. La mesure vise donc à améliorer la sécurité des interventions.

Les réserves des syndicats

Les syndicats, notamment la CGT, contestent cette règle. Marc Lehoucq, secrétaire général CGT du SDIS 59, estime que cette décision est un prétexte pour contrôler l’image des pompiers, à l’image de l’armée. Il rappelle qu’en 25 ans d’existence du SDIS, il n’y a jamais eu de problème lié à la barbe et aux masques.

Les risques et alternatives évoqués

Le syndicaliste souligne également que l’absence de barbe ne garantit pas une protection optimale face à certains risques chimiques. Les masques en contact avec la peau, utilisés lors d’incidents chimiques, sont équipés de rasoirs à disposition. Il affirme que se raser en cinq minutes n’a jamais posé de problème opérationnel ni de contamination.

Il note aussi qu’il existe d’autres moyens d’entretenir une barbe sans la raser complètement. De plus, il déplore que le SDIS 59 ne dispose que d’un seul type de masque, alors que cinq existent pour s’adapter aux différentes morphologies du visage.

Enfin, il critique la qualité des équipements en textile mis à disposition, jugée inférieure à celle d’autres services, capables de filtrer jusqu’à 90 % des particules.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *