24 mars 2026

Romain, 27 ans, fétichiste : « J’ai aidé des femmes à aimer leurs pieds »

Romain est fétichiste du pied. Longtemps, il n’a pas assumé sa préférence. Il nous raconte son parcours, ses doutes, ses partenaires…

Je ne saurais pas dater le moment précis où je me suis dit « tiens, je suis fétichiste du pied ». Je ne crois pas avoir eu de déclic. Je m’en suis aperçu avec le temps, les expériences. Néanmoins, je me souviens qu’à l’âge de dix ans, je trouvais les femmes plus séduisantes lorsqu’elles portaient de jolies chaussures et plus particulièrement des talons. J’étais encore jeune pour trouver cela excitant, mais je sentais bien que cette partie du corps me fascinait. En grandissant, j’aimais regarder les pieds des femmes – l’été était la meilleure saison – au même titre que la poitrine. Ca ne me tracassait pas plus que ça : nous avons toutes et tous nos préférences.

« J’ai longtemps trouvé le terme fétichisme négatif »

« Il y a cette impression de ne pas être tout à fait normal, d’être un peu dingue« 

Lorsque j’étais au lycée, j’ai découvert le mot fétichisme. Il correspondait à ce que je vivais et ressentais. Mais j’ai longtemps trouvé ce terme négatif. Il me laissait penser que j’étais en marge. Dans la définition du mot fétichisme, il y a cette impression de ne pas être tout à fait normal, d’être un peu dingue, puisque le fétichiste voue une admiration exagérée pour quelqu’un ou quelque chose. C’est la notion d’obsession qui m’a toujours dérangé. D’autant plus que sur les sites de rencontres – j’en ai fréquenté quelques-uns – je ne m’en cachais pas. Je disais d’emblée aux femmes avec qui je discutais que j’avais une affection particulière pour les pieds. Tout de suite, elles répondaient : « Je déteste mes pieds ! » Et ça me donnait le sentiment d’être encore plus perché… Comme si j’appréciais une partie du corps « sale » et « moche » et que j’étais à côté de la plaque.

Dans la « vraie vie », je l’ai rarement avoué à mes partenaires. Seulement à certaines après un bon bout de temps de relation, une fois qu’un rapport de confiance était établi entre nous. Je n’ai jamais eu de mauvais retour par rapport à ça. Rien de très négatif, rien de très positif non plus. Souvent, elles avaient du mal à comprendre. Je qualifierais de rare les femmes adeptes du fétichisme des pieds. Adeptes dans le sens où elles aiment recevoir des caresses à cet endroit-là, où elles acceptent que leurs pieds soient objet de désir.

« J’ai tenté d’aider mes partenaires à aimer leurs pieds »

Le plus important, c’est que la personne en face de moi soit consentante et qu’elle participe à ce « jeu ». Je n’ai jamais forcé personne. En général, je m’aventure vers ses pieds et j’avise. Je ne propose pas une pratique transgressive, je n’ai pas forcément besoin de me dévoiler, de prévenir.

« Je n’envisage pas une femme qui réfute mon besoin« 

Il est arrivé très souvent que les femmes gesticulent au bout de quelques secondes pour que je me stoppe et porte mon attention ailleurs. Encore une fois parce que cette partie du corps complexe les femmes, enfin il me semble. J’ai toujours respecté leur choix, même si j’ai souvent été déçu. Plus tard, j’en ai fait un défi : aider mes partenaires à aimer leurs pieds. Car plus le temps avance, plus j’accorde de l’importance à cette partie du corps. Je m’assume et je n’envisage pas une femme qui réfute mon besoin.

Pour l’anecdote, j’ai eu une partenaire qui n’était pas à l’aise avec ses pieds, mais encore moins avec le reste de son corps. Résultat, elle aimait que je m’occupe de ses pieds, elle aimait les mettre sur mon visage, car j’étais alors occupé à regarder ses pieds et pas son ventre, ses seins, ses fesses. Disons que ça l’arrangeait. Avec le temps, elle a fini par y prendre goût !

« Les sentir et les lécher, c’est le top »

Souvent, j’ai dû faire « sans », parce que les femmes que j’ai connues détestaient leurs pieds et pensaient alors que j’étais « bizarre » même si elles ne l’avouaient pas franchement. Et « sans », je peux tout de même prendre du plaisir, même s’il manque un petit quelque chose… Évidemment, observer de jolis pieds m’excitera davantage et les toucher, bien plus encore… Sentir et lécher des pieds, c’est le top.

« Je ne supporte pas les chaussettes blanches (ou sales…)« 

Il y a des petits plus pour moi : si la femme porte une bague à un orteil, des collants, des bas… Disons que ces accessoires érotisent les pieds. Ils ajoutent une note de sensualité. A contrario, je ne supporte pas les chaussettes blanches (ou sales…). Il m’est arrivé de tomber sur des pieds « pas terribles », cela ne m’empêche pas d’essayer. C’est comme tout : on n’est pas toujours sous le charme au premier regard, mais on apprend à connaître sa partenaire, à se laisser aller…

Lire la suite…

Source : Journal des femmes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *