11 février 2026

Ce détail du visage qui dévoile si vous mentez

Un détail du visage qui trahit le mensonge

Le mensonge sollicite fortement le cerveau, ce qui se manifeste dans nos micro-comportements. Pourtant, il est souvent difficile de repérer ces signaux à l’œil nu. Des scientifiques ont étudié ces petits gestes qui peuvent révéler qu’une personne ment.

Le lien entre charge cognitive et micro-mouvements

Les chercheurs en psychologie comportementale et en neurosciences se sont concentrés sur la charge cognitive, c’est-à-dire l’effort mental demandé pour mentir. Lorsqu’une personne ment, son cerveau doit simultanément inventer un récit, le contrôler pour éviter les incohérences, et masquer ses véritables émotions. Cette surcharge mentale a des effets physiques mesurables.

Pour illustrer cela, ils ont analysé le comportement oculaire de 32 participants lors d’un interrogatoire simulé. Des électrodes placées près des yeux ont enregistré l’activité électrique des muscles oculaires, notamment le nombre de clignements.

Les résultats de l’étude

Les résultats, publiés dans « The Journal for Life & Environment research », montrent que les menteurs clignaient moins des yeux lorsqu’ils mentaient, tandis que ceux qui disaient la vérité clignaient davantage. Lorsqu’on ment, le cerveau est fortement sollicité. Il met en pause certaines fonctions réflexes, comme le clignement des yeux, pour se concentrer sur la tâche complexe de dissimulation.

Une autre étude, parue dans « Psychiatry, Psychology and Law », indique que les menteurs cherchent souvent à maintenir un contact visuel plus soutenu que la normale. Cela vise à paraître crédibles et à évaluer si leur interlocuteur les croit.

Les autres signaux corporels

Après une période de réduction du clignement lors du mensonge, on observe souvent une augmentation rapide de celui-ci immédiatement après. La Vision Science Academy explique que cette réaction est un indicateur supplémentaire.

Les pupilles constituent également un indice révélateur. Leur dilatation, involontaire, est liée à la charge cognitive et à l’éveil émotionnel. Les personnes qui mentent présentent des pupilles plus dilatées, avec une augmentation de 4% à 8% du diamètre initial.

Prudence et observation

Il est important de noter que la fréquence de clignement et la taille des pupilles peuvent varier selon plusieurs facteurs : fatigue, sécheresse oculaire, médicaments ou luminosité. Pour que ces indices soient significatifs, il faut les comparer au comportement habituel de la personne.

En cas de doute, il est conseillé d’observer l’ensemble du comportement, car un ensemble d’indices convergents reste toujours plus fiable qu’un seul signe isolé.

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