Une baisse historique du nombre de naissances en France
Les chiffres publiés ce jeudi 8 janvier par l’Insee révèlent que la natalité en France pourrait atteindre son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et ce, pour la quatrième année consécutive en 2025.
Une tendance persistante malgré les efforts
Malgré l’appel lancé par Emmanuel Macron pour un « réarmement démographique », la situation ne semble pas s’améliorer. En effet, le nombre moyen de naissances par jour en France a diminué de 2,4 % par rapport à la même période en 2024.
Des chiffres en baisse sur l’ensemble de l’année
En novembre dernier, un peu plus de 51 000 bébés ont été enregistrés. Sur les onze premiers mois de 2025, le total de naissances s’élève à environ 590 000. La baisse est constatée dans toutes les régions, sauf dans les Pays de la Loire, en Martinique, à La Réunion et à Mayotte.
Globalement, le nombre de naissances pour l’année 2025 devrait atteindre son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La tendance est à la baisse depuis 2011, sauf en 2021, année marquée par un léger rebond après les confinements liés à la pandémie de Covid-19.
Une baisse due à la fécondité et au vieillissement de la population
Ce recul s’explique principalement par une baisse du taux de fécondité. En 2024, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’établit à 1,62 enfant par femme, contre 1,66 en 2023.
Par ailleurs, le nombre de décès augmente, en raison du vieillissement des générations du baby-boom. Entre janvier et octobre 2025, le nombre de morts a progressé de 1,4 % par rapport à la même période en 2024.
Une population en déclin potentiel
Déjà en juillet, l’Insee avait évoqué la possibilité d’un solde naturel négatif, c’est-à-dire que le nombre de décès pourrait dépasser celui des naissances en 2025. Ce phénomène ne s’était pas produit depuis 1944.
